Le lait maternel est l’aliment idéal et naturel du nourrisson. Lorsque la mère ne peut pas ou ne veut pas allaiter, il est possible de donner à son nourrisson du lait infantile, formulé pour couvrir ses besoins spécifiques.
La question de l’âge limite revient fréquemment chez les parents. Les laits infantiles se déclinent en deux phases : le lait 2e âge jusqu’à 12 mois, puis le lait de croissance entre un an et trois ans. Chaque catégorie répond à des besoins distincts et obéit à un cadre réglementaire propre.
Voici les repères d’âge officiels et les quantités indicatives par phase.
Les deux phases du lait infantile en un coup d’œil
| Phase | Âge de votre enfant | Dénomination réglementaire | Quantité indicative |
| Lait 2e âge | de 6 mois jusqu’à 12 mois | « préparation de suite » | au minimum 500 mL/jour |
| Lait de croissance | de 12 mois à 3 ans (parfois au-delà) | « aliment lacté destiné aux enfants en bas âge » | de 500 mL/jour à 800 mL/jour (tout produit laitier confondu) |
L’OMS et Santé publique France recommandent l’allaitement maternel à la demande, idéalement exclusif jusqu’à six mois, puis poursuivi autant que souhaité. Le lait infantile prend le relais lorsque l’allaitement n’est pas choisi ou n’est plus poursuivi.
De la naissance à 4 à 6 mois : l’allaitement maternel d’abord
Le lait maternel est l’aliment idéal et naturel du nourrisson pendant les six premiers mois de vie. L’OMS et Santé publique France recommandent de démarrer la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois révolus. L’allaitement maternel peut être poursuivi aussi longtemps que la mère et l’enfant le souhaitent. Sa composition s’adapte en permanence, naturellement, aux besoins du bébé et contribue à son développement, à son immunité et à son lien d’attachement.
De 4 à 6 mois à 12 mois : le passage au lait 2e âge
Au moment du premier repas complet sans lait, généralement entre 4 et 6 mois révolus, on peut laisser place au lait 2e âge. Le moment exact de passer au lait 2e âge dépend du rythme de chaque bébé.
Le lait infantile 2e âge, ou « préparation de suite », est encadré par le règlement délégué (UE) 2016/127. Sa composition complète l’alimentation diversifiée et assure notamment les apports en fer, en acides gras essentiels et en vitamines insuffisamment couverts par les premiers aliments solides.
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande au minimum 500 mL/jour de lait maternel et/ou de lait infantile entre 6 et 12 mois, quantité indicative à ajuster selon l’appétit et la croissance de votre enfant. Consultez votre pédiatre pour adapter ce repère.
Ces 500 mL se répartissent généralement entre les biberons du matin, du goûter et du soir, autour des repas solides. Les yaourts et fromages frais adaptés peuvent compléter sans remplacer le lait maternel ou infantile. L’allaitement peut être poursuivi parallèlement à la diversification : il reste recommandé à la demande par l’OMS et Santé publique France.
De 12 mois à 3 ans : le lait de croissance jusqu’à quel âge le donner
À partir de 12 mois et jusqu’à 3 ans, le lait de croissance prend le relais du lait 2e âge. Selon l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA), certains spécialistes en nutrition infantile recommandent même de poursuivre jusqu’à la fin de l’école maternelle.
La dénomination réglementaire européenne est « préparation pour enfants en bas âge » ou « aliment lacté destiné aux enfants en bas âge ». Ce statut s’appuie sur l’arrêté du 30 mars 1978, qui impose des critères proches de ceux du lait 2e âge.
Sur le marché français, on trouve les laits de croissance en poudre ou en format liquide prêt à l’emploi. Certains sont qualifiés de « laits 4e âge » ou « Junior » à partir de 24 mois ; ils se rapprochent de plus en plus de la composition du lait de vache pour une meilleure transition.
La quantité indicative se situe entre 350 et 500 mL/jour (Source : AFPA). Le pédiatre reste l’interlocuteur privilégié pour adapter les apports.
La composition est formulée pour les enfants en bas âge : protéines réduites, fer enrichi, acides gras essentiels ajoutés, sodium réduit, supplémentation en vitamines A, D, E et C par rapport à du lait de vache entier.
Pourquoi le lait de vache n’est pas adapté avant 3 ans
Le Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et le PNNS préconisent de limiter le lait de vache entier pour les enfants en bas âge. Trois écarts nutritionnels documentés expliquent cette recommandation.
Le fer. Le lait de vache apporte environ 0.03 mg de fer pour 100 mL, contre près de 1.07 mg pour le lait de croissance, soit environ 30 fois plus (Source : AFPA). Une étude européenne (Akkermans et al., JPGN 2016) sur 325 enfants de 12 à 36 mois a observé une carence en fer chez 5.4 % des enfants nourris au lait de croissance, contre 19.7 % chez ceux nourris au lait de vache. Le fer contribue au développement cognitif normal et au fonctionnement normal du système immunitaire.
Les acides gras essentiels. Le lait de vache contient très peu d’oméga 6 et pratiquement pas d’oméga 3. Les enfants de 1 à 3 ans présentent fréquemment des apports équivalents à la moitié des apports recommandés. L’excès de protéines est directement lié à des risques de surpoids ou d’obésité à l’âge adulte. (Source : AFPA).
Les protéines. Le lait de vache apporte environ 3.5 g de protéines pour 100 mL, contre 1.64 g dans le lait de croissance. Dès 18 mois, sa consommation régulière peut entraîner des apports équivalents à quatre fois les apports recommandés (Source : AFPA).
Le lait de croissance contribue à corriger ces apports entre 1 et 3 ans.
Après 3 ans : la transition vers le lait de vache et les laitages
Au-delà de 3 ans, le lait de vache entier peut prendre progressivement le relais, selon l’avis du pédiatre. Certains spécialistes recommandent toutefois de poursuivre le lait de croissance jusqu’à la fin de l’école maternelle, lorsque l’alimentation reste sélective.
Les apports calciques sont assurés par les produits laitiers (yaourts, fromages, lait de vache). Le HCSP recommande entre 500 et 800 mL/jour de produits laitiers chez l’enfant de 12 à 36 mois.
La transition se fait progressivement : remplacer une prise sur deux ou alterner sur quelques semaines.
La gamme Candia Baby
Candia Baby propose des laits infantiles liquides prêts à l’emploi, conditionnés en bouteilles de 25 cL et de 1 L. La référence Candia Baby 2e âge est formulée conformément à la réglementation européenne. Les références Candia Baby Croissance 3 et Junior 4 (12 mois et plus) accompagnent l’alimentation diversifiée de l’enfant en bas âge.
Ce qu’il faut retenir
De la naissance à 6 mois : allaitement maternel exclusif recommandé par l’OMS et Santé publique France. De 6 mois à 12 mois : lait maternel ou lait 2e âge, au minimum 500 mL/jour (HCSP). De 12 mois à 3 ans : lait de croissance idéalement, environ 500 ml/j sans dépasser 800 ml au total pour les produits laitiers. Après 3 ans : transition possible vers le lait de vache entier, selon l’avis du pédiatre.
FAQ
Peut-on donner du lait de vache à un bébé de 9 mois ?
Avant 12 mois, le lait de vache n’est pas adapté : teneur en fer environ 30 fois inférieure à celle du lait infantile, acides gras essentiels insuffisants, protéines en excès (Source : AFPA / SFP). Privilégiez le lait maternel ou un lait 2e âge jusqu’au premier anniversaire.
Quelle est la quantité minimale de lait infantile entre 6 et 12 mois ?
Au minimum 500 mL/jour de lait maternel et/ou de lait infantile entre 6 et 12 mois, selon le HCSP. Cette quantité est indicative et peut varier selon l’appétit et la croissance de votre bébé.
Le lait de croissance est-il obligatoire après 12 mois ?
Non, mais il est recommandé par le Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie et le PNNS. Il participe à corriger des apports inadéquats fréquemment observés entre 1 et 3 ans, notamment en fer et en acides gras essentiels.
Que faire si mon enfant de 18 mois refuse le lait de croissance ?
Proposez-le avec des céréales 2e âge, intégrez-le à des préparations culinaires ou réalisez des yaourts faits maison à partir de lait de croissance. Si le refus persiste, consultez votre pédiatre pour évaluer la couverture des apports.
Les jus végétaux peuvent-ils remplacer le lait infantile ?
Inadaptés aux besoins nutritionnels du nourrisson et de l’enfant en bas âge, les produits improprement appelés « laits » végétaux (amande, avoine, riz) ne couvrent pas ces apports. L’AFPA et la SFP rappellent qu’ils ont été associés à des carences sévères.