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Des besoins spécifiques en fonction des pathologies


L’ostéoporose :

L’ostéoporose est une pathologie qui touche davantage les femmes1 que les hommes, surtout à partir de la ménopause. En effet, la ménopause se traduit par une modification des équilibres hormonaux, parmi lesquels une diminution du taux d’œstrogène.
Ces phénomènes peuvent accélérer la décalcification du squelette et entraîner progressivement une fragilisation des os, qui augmente le risque de fracture.

Quelques chiffres

L’ostéoporose touche :
25 % des femmes de 65 ans
50 % des femmes de 80 ans2,
12,5 % des hommes3.


Ces chiffres peuvent s’expliquer par le fait que la consommation de calcium en France est inférieure aux recommandations des nutritionnistes.
Effectivement, on observe une consommation réelle moyenne de calcium de 850 mg par jour chez les hommes et de 770 mg par jour chez les femmes4, alors que les apports conseillés sont de 900 mg.


Petite astuce

Pour augmenter vos apports en calcium de 100 mg et vous aider à atteindre les recommandations des nutritionnistes, vous pouvez par exemple consommer un verre de lait demi-écrémé en plus (150 ml) chaque jour : il apporte 176 mg de calcium



Prévenir l’ostéoporose, c’est possible

Avec une hygiène de vie correcte, il est possible de prévenir l’apparition de l’ostéoporose. Il est recommandé de :
   - Pratiquer une activité physique. L’exercice physique stimule la fixation du calcium sur les os et ralentit ainsi la décalcification.
   - Consommer des aliments riches en calcium comme le lait et les produits laitiers, certaines eaux minérales, certains fruits et légumes, ou des fruits secs comme les amandes, par exemple…
   - S’exposer au soleil afin de fabriquer de la vitamine D qui aide le calcium à se fixer sur les os (15 minutes par jour d’exposition aux rayons du soleil suffisent).



Le diabète :

Le diabète est une pathologie qui se caractérise par une augmentation du taux de glucose dans le sang pouvant entraîner des complications au niveau de nombreux organes. Cette anomalie est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. L’insuline étant l’hormone indispensable à l’utilisation du glucose par nos cellules.

Il existe deux types de diabète :
   - le diabète de type 1 correspondant à une sécrétion insuffisante d’insuline,
   - le diabète de type 2 étant dû à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme.
Le diabète touche aujourd’hui 3 millions de personnes environ en France, dont 90% sont des diabétiques de type 25.

Les diabétiques doivent surveiller étroitement leur alimentation et plus particulièrement leurs apports en glucides, afin de réguler leur glycémie.

L’index glycémique (IG) permet de mesurer la vitesse de l’assimilation des glucides contenus dans les aliments.
   - Plus un IG est élevé, plus la vitesse d’absorption est rapide et élève rapidement la glycémie.
   - Plus un IG est bas, plus la vitesse d’absorption est lente et élève lentement la glycémie6.

Le lait est un aliment qui contient des glucides, majoritairement sous forme de lactose. Les index glycémiques du lait entier et du lait écrémé sont respectivement de 27 et 32. Ils sont bas ; leur absorption se fera donc progressivement sans élevé trop brutalement la glycémie.

Le lait peut ainsi être intégré dans un régime pour diabétiques.



L’intolérance au lactose :

L’intolérance alimentaire est très différente de l’allergie. Elle s’exprime par différents symptômes, notamment digestifs : maux de ventre, nausées, vomissements, ballonnements ou diarrhées.
L’intolérance au lactose est due à l’absence ou l’inefficacité d’une enzyme digestive, la lactase, chargée de digérer le lactose au niveau de l’intestin.

Tout le lactose n’est alors pas digéré et fermente dans l’intestin générant des troubles digestifs.

On peut distinguer deux types d’intolérances :
   - La déficience congénitale en lactase (DCL) est une affection très rare qui se traduit par une incapacité totale à fabriquer de la lactase, et ce dès la naissance. Seule une douzaine de cas a été répertoriée dans le Monde à date, en Finlande pour la plupart7.
   - L’intolérance au lactose dont on parle le plus fréquemment (encore appelée hypolactasie ou maldigestion) est liée à une diminution naturelle et progressive de la production de lactase et surtout de son activité qui baisse de 90 à 95%8. Son ampleur varie selon les pays. 

En France, l’intolérance au lactose touche environ 20 à 40 % de la population9.
Elle concerne 17% des Finlandais10 alors qu’elle est beaucoup plus fréquente en Afrique et en Asie où plus de 80 % des individus ont un déficit en lactase9.

L’activité de lactase diminue naturellement avec l’âge : la prévalence de l’intolérance au lactose a donc tendance à s’accentuer au cours de la vie9,11. On peut aussi observer une intolérance au lactose lors de maladies qui touchent et endommagent l’intestin.
Chez la plupart des personnes concernées (mais pas toutes), il s’ensuit un inconfort digestif.

3) Pour que les personnes  tolérant mal le lactose puissent consommer du lait malgré tout, il existe des laits délactosés, c’est-à-dire transformés pour contenir moins de lactose qu’un lait standard. Par ailleurs, il est bon de savoir que les laits fermentés, les yaourts et les fromages contiennent moins de lactose que le lait standard.



Les allergies alimentaires :

L’allergie alimentaire est une réaction des défenses immunitaires de l’organisme suite à l’ingestion d’un aliment en particulier. Notre système immunitaire enregistre cet aliment comme une « agression » et essaye de l’éliminer de notre organisme. Cette réaction peut se caractériser par différents symptômes, notamment par des éternuements, des réactions cutanées (rougeurs, démangeaisons, eczéma, boutons, urticaires…), voire des symptômes plus graves (troubles respiratoires, œdème…).
En cas d’allergie, il faut absolument exclure de votre alimentation tous les produits qui pourraient contenir l’ingrédient ou l’aliment allergène.

En cas d’allergie, il faut absolument exclure de votre alimentation tous les produits qui pourraient contenir l’ingrédient ou l’aliment allergène.

L’allergie aux protéines de lait de vache :

L’allergie aux protéines de lait de vache est assez rare. Elle touche 2 à 3 % des enfants en bas âge et seulement 1 % des adultes12. Elle se traduit surtout par des problèmes digestifs mais peut aussi entraîner des crises d’asthme, d’eczéma ou d’urticaire. En cas de suspicion d’allergie, il est préférable d’aller consulter un médecin allergologue afin d’obtenir un diagnostic.



En cas d’allergie avérée, il faut absolument éviter d’absorber des produits contenant des protéines de lait de vache. Pour vous assurer que les produits que vous consommez n’en contiennent pas, il vous suffit de consulter la liste des ingrédients indiquée sur l’étiquette de chaque produit. Pour les nourrissons allergiques, il existe notamment des laits de substitution adaptés.



L’allergie aux protéines de lait de vache peut ne pas persister. Chez la majorité des enfants, la réaction allergique disparait généralement vers l’âge de 12 à 18 mois2. Il est alors possible de réintroduire progressivement des aliments contenant des protéines de lait de vache, avec l’aide indispensable de son médecin traitant..



Sources 

1 : Vidal (2006). Le guide Nutrition et Santé. Editions Vidal.
2 : Santé.gouv (2003). Ostéoporose. DGS/GTNDO (dernier accès en ligne : 30/07/2008)       http://www.sante.gouv.fr
3 : Rafal, S. (2007). Comment vivre longtemps sans faire de vieux os. Pour une prise en charge       raisonnable et complète de l’ostéoporose. Edition Marabout.
4 : Les produits laitiers (2004). Questions sur le calcium laitier.
5 : A.F.D. 2008. Association Française des Diabétiques
6 : Brand-Miller et al. (2004). Régime à faible index glycémique. Editions Marabout.
7 : Vesa et al. (2000). Lactose intolerance. J Am Coll Nutr 19 :165S-175S.
8 : Byers et al. (2005). The myth of increased lactose intolerance in African-Americans. J Am Coll Nutr       24:569S-573S.
9 :  Apfelbaum et al. (2004). Diététique et nutrition. 6ème édition. Editions Masson.
10 : Vesa et al. (1996). Tolerance to small amounts of lactose in lactose maldigesters. Am J Clin Nutr         64:197-201.
11 : Swagerty et al. (2002). Lactose Intolerance. American Family Physician, 65:1845-1850.
12 : Site du CIDIL. www.cidilait.com  Allergie au lait ou intolérance.)




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